La twittérature

Publié le 19.01.2017
Apparue sur le célèbre réseau social qui gazouille, la twittérature a fait, depuis quelques années, son entrée parmi les genres littéraires codifiés et reconnus.
© Maryland GovPics

Lancé en 2006, le site de microblogging Twitter a pour vocation de permettre la diffusion de messages courts. Mais peu à peu, un nouveau genre de messages volontairement plus travaillés et ciselés apparaît sur le réseau social : la twittérature est née.

Comme son nom l’indique, elle regroupe toutes les formes de littérature qui se pratiquent sur Twitter. Ce nouveau mouvement littéraire hérité de l’Oulipo fondé par François Le Lionnais compte des dizaines de twittérateurs dans le monde francophone. En 2010, a même été fondé l’Institut de Twittérature comparée (ITC), visant à réunir ces twittérateurs. Pour l’ITC, la twittérature « est à la rature, ce que le gazouillis est au chant du coq. Les uns vantent l'alexandrin, d'autres jouent du marteau-piqueur. »

Comme tout genre litttéraire, la twittérature a ses codes : un nombre contraint de caractères, 140 maximum. Une sorte de haïku moderne dans un espace virtuel. La twittérature ne connaît pas d’autre limite que l’obligation de brièveté, elle permet d’évoquer tous les thèmes et propose une variété de styles, de visées et de visions.

Twitter s’impose ainsi comme un nouveau support de publication pour le grand public. Chacun peut devenir écrivain et/ou lecteur de twittérature en s’abonnant aux comptes des twittérateurs.


L’info en plus :

Le réseau Canopé a lancé, en décembre dernier, un concours de twittérature, REFER 2017.
Retrouvez toutes les informations sur le site de Canopé.